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On connaît Agadir pour la
beauté de ses plages, son climat ensoleillé, ses beaux hôtels, son
port de pèche, mais comme toute grande ville Agadir compte hélas
aussi ses quartiers pauvres où vivent dans des conditions précaires
des familles sans revenus réguliers ou carrément sans ressources.
Problèmes
La nécessité y pousse
souvent des parents à envoyer leurs enfants sur la rue en quête de
travail pour ramener à la maison quelques dirhams indispensables à
leur survie.
Les moins chanceux de ces
enfants ne trouvent pas de travail et deviennent des enfants de la
rue, de petits vagabonds exposés à toutes les tentations. Les
statistiques montrent que 85 % des enfants délinquants sont issus de
ces milieux défavorisés et ont très tôt quitté l'école.
Ceux qui ont la chance d'aller à l'école n'ont guère de soutien à
la maison pour les aider à surmonter les difficultés d'apprentissage
et de compréhension et se retrouvent souvent en situation d'échec
qui les pousse à quitter l'école et à rejoindre ceux de la rue.
Ces quartiers abritent aussi leur lot de mère-célibataires.
Celles-ci souvent marginalisées, analphabètes et sans travail n'ont
d'autre ressource que de mendier ou se prostituer pour survivre.
Naissance de Ard Al
Atfal - Terre des enfants
Un programme de soutien
pour limiter la désertion scolaire avait été mis en route en 1986
par Terre des hommes, mais en 1999 Terre des hommes s'est retiré de
ce projet à Agadir.
Pour continuer
l'action de Terre des hommes un groupe de bénévoles marocaines et
européennes qui travaillaient dans le programme de soutien scolaire
a créé l'association Ard Al Atfal - Terre des Enfants.
L'Association a depuis élargi son champ d'action sociale et offre
maintenant à ces enfants et à ces femmes défavorisés un éventail de
programmes destinés à leur permettre de mieux réussir à l'école et
dans la vie. |